Vendre une maison classée E, F ou G : ce qu’impose l’audit énergétique

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Par Meena Youssif, diagnostiqueur immobilier certifié, intervenant à l’Université Paris-Est Créteil (UPEC) – publié le 4 avril 2026, mis à jour le 20 octobre 2026

Vous vendez une maison dont le DPE affiche E, F ou G ? En plus des diagnostics habituels, la loi vous impose un audit énergétique réglementaire. Ce document informe l’acquéreur des travaux à prévoir et de leur coût. Voici ce qu’il faut savoir pour l’anticiper sans retarder votre vente.

À retenir

  • Obligatoire pour vendre une maison ou un immeuble en monopropriété classé F ou G depuis le 1er avril 2023, et classé E depuis le 1er janvier 2025.
  • Les appartements en copropriété ne sont pas concernés.
  • À remettre à l’acquéreur dès la première visite, valable 5 ans.
  • Il informe : il n’oblige ni le vendeur ni l’acquéreur à réaliser des travaux.

Quels biens sont concernés ?

L’audit énergétique réglementaire, créé par la loi Climat et résilience, concerne la vente des maisons individuelles et des immeubles appartenant à un seul propriétaire (monopropriété) dont le DPE est mauvais. L’obligation s’étend par étapes :

  • classes F et G : depuis le 1er avril 2023 ;
  • classe E : depuis le 1er janvier 2025 ;
  • classe D : à partir du 1er janvier 2034.

Les lots de copropriété (appartements) n’y sont pas soumis : la copropriété relève du DPE collectif et du plan pluriannuel de travaux.

Que contient l’audit ?

L’audit part d’un état des lieux détaillé du logement : isolation des murs, de la toiture et des planchers, menuiseries, chauffage, eau chaude, ventilation. Il propose ensuite des scénarios de travaux, dont un parcours par étapes :

  • une première étape qui fait gagner au moins une classe énergétique et atteindre au minimum la classe E ;
  • des étapes suivantes jusqu’à une rénovation performante, en visant la classe B lorsque c’est techniquement possible.

Pour chaque étape, l’audit estime le coût des travaux, les économies d’énergie attendues et les aides mobilisables (MaPrimeRénov’, certificats d’économies d’énergie, éco-prêt à taux zéro).

Quand le remettre à l’acquéreur ?

L’audit doit être remis dès la première visite du bien, puis annexé à la promesse et à l’acte de vente. Mieux vaut donc le commander en même temps que le DPE, avant la mise en vente, pour ne pas bloquer les premières visites.

Ce que l’audit n’est pas

  • Il n’impose aucuns travaux : ni au vendeur, ni à l’acquéreur.
  • Il ne remplace pas le DPE, qui reste obligatoire et seul document opposable.
  • Ce n’est pas une garantie contre les vices cachés : il décrit la performance énergétique et les travaux possibles.

Il reste valable 5 ans. Depuis le 1er janvier 2026, les audits intègrent le nouveau mode de calcul de l’électricité, plus favorable aux logements chauffés à l’électricité.

Un atout pour négocier sereinement

Pour un acquéreur, un logement classé E, F ou G soulève une question simple : combien faudra-t-il investir ? L’audit y répond avec des montants et un calendrier. Présenté dès les premières visites, il évite les discussions à l’aveugle et permet de justifier le prix en montrant que les travaux ont été étudiés.

Prix et délai

Chez CYM Diagnostics, l’audit énergétique est proposé à partir de 600 € TTC pour une maison de moins de 50 m², 680 € de 50 à 99 m², 720 € de 100 à 149 m² et 800 € de 150 à 199 m². Il s’ajoute au DPE, que nous pouvons réaliser lors de la même visite.

Vous vendez une maison classée E, F ou G ?

Commandez le DPE et l’audit lors d’une seule visite, en Essonne et en Île-de-France sud.

Demander mon devis 06 23 75 88 26

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